Avant YouTube, y avait quoi ?

Comment YouTube a été créé ? En 2020, YouTube est le deuxième site le plus visité au monde, après le moteur de recherche Google. Aujourd’hui, Youtube est complètement entré dans les mœurs du monde entier. Que ce soit en Europe, en Amérique, en Afrique ou en Asie, des milliards de personnes à travers le monde ont désormais le réflexe naturel d’utiliser Youtube pour regarder des vidéos. A tel point que Youtube a complètement remplacé la télévision, au moins pour la génération des millenials et plus encore pour la génération Z. Bien sûr, il existe des centaines d’autres services de vidéo streaming en ligne, mais Youtube s’est clairement imposé comme la référence mondiale, dès son apparition. L’usage de ce site est devenu si naturel qu’on oublie souvent qu’il y a 15 ans, il était assez compliqué d’uploader des vidéos sur internet. Avant de comprendre comment sont nées les plates-formes de vidéos en ligne comme YouTube, il convient de faire un bond dans le temps.

Avant Youtube, il y avait quoi ?

Youtube a été créé en février 2005 et Dailymotion, à peine un mois plus tard. Avant l’apparition de ces sites, accéder à du contenu vidéo en ligne n’était pas chose aisée, tout simplement parce qu’il n’existait pas vraiment de plateforme de visionnage en ligne dédiée.  Plus exactement, c’est l’hébergement des vidéos qui n’était pas chose aisée. Cela nécessitait généralement de bonnes connaissances en informatique de réseau. La diffusion en ligne passait exclusivement par des applications, comme le DivX, RealPlayer, Windows Media Player ou encore Winamp. Il y avait également tous les systèmes p2p, qui étaient plutôt des services de partages via téléchargement. Et avant Napster, Kazaa, Limewire et les autres, on s’échangeait des vidéos directement par IRC, ICQ ou tout simplement par des liens envoyés par email, renvoyant à des fichiers stockés sur des serveurs FTP.

Pourtant, le streaming n’est pas une invention si récente. Dans les années 1920, un militaire américain, le Dr. George O. Squier créé l’ancêtre du streaming moderne, le MUSAK. Il s’agit d’un système de transmission et de diffusion de signaux sur les lignes, qui permet d’écouter de la musique en continu, sans utiliser la radio. Squier dépose un brevet, mais il est trop en avance sur son temps. La technologie requise pour faire fonctionner le système MUSAK est beaucoup trop couteuse et complexe pour l’époque. En effet, déjà à cette époque, le streaming pose un défi majeur : il requiert la mise en place d’une bande passante conséquente, un problème qui ne sera vraiment résolu que dans les années 2000.

George Owen Squier.jpg

Mais le streaming revient naturellement avec les débuts du développement de l’Internet grand public. Grâce à l’amélioration des technologies et grâce à la mise en place des protocoles web, il devient rapidement évident aux précurseurs du net 1.0 qu’Internet peut être un média capable de rivaliser avec la télévision. Dès 1991, la bataille va faire rage sur ce terrain entre les deux poids lourds du game, Microsoft et Apple. Cette année-là, Apple met au point son lecteur vidéo QuickTime, alors que de son coté, Windows a développé son propre lecteur, le bien connu Windows Media, sous Windows 3.0. Ce logiciel s’appelait alors simplement « Media Player ». En 1992, Microsoft sortit « Video For Windows », un framework permettant de lire, d’éditer et d’encoder des vidéos, notamment sous format AVI. En 1996, ce logiciel fut renommé ActiveMovie, puis DirectShow.

En Juin 1993, le groupe Severe Tire Damage est le premier groupe de musique à se produire en direct sur Internet depuis le célèbre Palo Alto Research Center en Californie. A la même époque, Microsoft développe un outil nommé Microsoft TV. Mais en 1994, Rob Glaser, un ancien cadre de chez Microsoft, créé l’entreprise Progressive Networks, qui marquera durablement les premiers pas de la vidéo en ligne. L’idée de Glase était d’utiliser l’Internet comme un média de diffusion de contenus audios. Dès 1997, l’entreprise est renommée RealNetworks, d’où le standard dont se souviennent tous ceux qui ont connu l’internet du début des années 2000 : Real Video. En 1995, l’entreprise diffusa la retransmission audio en direct sur internet d’un match entre les New York Yankees et les Seattle Mariners. RealNetworks furent véritablement les pionniers de la diffusion multimedia en ligne. L’évènement est diffusé au moyen de leur format audio propriétaire, nommé RealAudio. Le format RealVideo, quant à lui, fut officiellement mis en ligne en février 1997. Les vidéos sous ce format pouvaient alors être visionnées grâce au lecteur RealMedia ou via un réseau utilisant le Real Time Streaming Protocol, un protocole standard développé par l’IETF, avant d’être diffusé sur le système propriétaire Real Data Transport. Tous leurs produits sont des formats propriétaires, ce qui leur assurera longtemps un certain monopole, mais ce qui causera aussi leur perte. Ce monopole s’expliqua notamment par le fait que RealNetworks furent pionniers dans leur domaine, mais peut-être aussi parce que le RealPlayer était inclus par défaut dans Windows 98, ce qui contribua évidemment à la démocratisation de cet outil.

Résultat de recherche d'images pour "realplayer"

En 2000, près de 80% du contenu multimédia streaming sur Internet était diffusé via les lecteurs Real. Il faut réaliser que la BBC a continué d’utiliser le format RealAudio sur ses différents sites jusqu’en Mars 2011 !  Aussi curieux que cela puisse paraitre pour les plus anciens internautes d’entre nous, les logiciels Real existent toujours. Une version Windows a récemment été mise à jour. On en trouve également une version pour Android. Toutefois, le système Real montrait des signes de faiblesses inhérentes, dues à la fois à la stratégie de l’entreprise qui tint à garder son format propriétaire, mais aussi à cause de ses faiblesses techniques. Très vite, dès le milieu des années 2000, le format Real était dépassé par les plugins Adobe Flash, puis HTML5 Vidéo, beaucoup plus adaptés à la diffusion de contenu vidéo en ligne. En fait, dans les années 1990, Real ne sont pas les seuls à percevoir les choses comme ça. C’est simple, durant cette décennie, on part du principe que pour lire du contenu multimédia en ligne, il faut pouvoir le diffuser via un lecteur ou une API installés sur l’ordinateur, et non pas directement sur le navigateur. Ainsi, Microsoft et Apple ont chacun développé eux aussi des formats propriétaires tels que les Advanced Systems Format ou le Quick Time File Format.

Résultat de recherche d'images pour "quicktime player"

En 1998, un groupe de programmeurs du Movie Picture Expert Group (MPEG) au sein du International Organization for Standardisation (ISO/IEC) dirigés par Touradj Ebrahimi et Fernando Pereira mettent au point le standard MPEG 4, permettant de compresser des données audio et vidéo. Ce sont les standardisations développées et publiées par l’ISO/IEC, comme le MP3 ou le JPEG, qui vont réellement permettre à l’internet de rapidement s’affranchir des formats propriétaires développés par les compagnies. Néanmoins, l’apport de ces dernières fut déterminant. Par exemple, ActiveMovie, sur Windows, rendait possible à tout un chacun de diffuser ou de lire du contenu vidéo en streaming, dès 1995. En 1996, l’entreprise Macromedia allait imposer pour dix ans un standard de la vidéo en ligne, le format Flash. En 1999, l’arrivée de Napster et son système p2p révolutionna complètement l’Internet : pour la première fois, le monde comprenait enfin qu’Internet pouvait servir à partager librement des contenus multimédias qu’on ne pouvait jusque-là se procurer qu’en se déplaçant dans une boutique ou en attendant qu’une chaine de télévision le diffuse éventuellement. Désormais, il était possible d’accéder à une infinité de contenus audios et vidéos en ligne. Mais au tout début des années 2000, la lenteur des connections 56k, pour ceux qui avaient les moyens de s’en payer une, rendait difficile le téléchargement ou la diffusion de fichiers trop volumineux.

Pseudo.com, Newgrounds et Shareyourworld, les premiers « Youtube »

Jusque-là, la diffusion de vidéos en ligne se faisait largement via des lecteurs propriétaires plus ou moins intégrés dans les navigateurs comme Internet Explorer ou Netscape. Pourtant, on voit que dès les débuts de l’internet commercial, l’idée de se servir de l’ordinateur et du web comme d’un outil de diffusion vidéo obsède les créateurs. En 1993, 12 ans avant Youtube et presque 20 ans avant Snapchat, Josh Harris fonde Pseudo.com, le tout premier site de webcasting. Rapidement, l’ambition de Harris est de créer la première chaine de television exclusivement diffusée sur Internet. Très hypée en 1999, l’entreprise, connue pour les fêtes endiablées organisées par ses dirigeants, fait banqueroute en 2001. En 1995, apparaît le tout premier site permettant aux internautes d’y envoyer leurs vidéos et de les diffuser. Ce site s’appelle Newgrounds, et il existe toujours.

Créé par Tom Fulp, Newgrounds est un remarquable précurseur de ce qu’allait devenir l’Internet du divertissement à partir de la fin des années 2000. Les utilisateurs pouvaient uploader des contenus sous forme de jeux, de vidéos, d’audios et d’images. Newgrounds permit pour la première fois l’apparition de ce qu’on appelle aujourd’hui un « créateur de contenu ». C’est d’ailleurs sur Newgrounds qu’une des premières vidéos virales de l’internet fut uploadée. Il s’agit de la vidéo connue sous le nom de « Numa Numa », postée par un jeune américain du nom de Gary Brolsma en Décembre 2004. Trois mois après sa mise en ligne, la vidée fut visionnée près de 170 millions de fois sur Newgrounds.

Au croisement des deux millénaires, le boom de l’internet voit éclore une profusion de plates formes et de communautés, dont certaines se concentrent sur l’hébergement et/ou la diffusion de vidéos. On peut signaler par exemple Albinoblacksheep.com à partir de 1999, ebausmworld.com en 2001 ou encore StumbleUpon.com la même année, bien que la plupart de ces sites étaient souvent de simples agrégateurs, et non pas des hébergeurs à proprement parler. Nous ne parlerons pas ici de l’aventure Pixelon, l’un des scams les plus emblématiques d’ère DotCom. Ce sera l’objet d’un autre article.

Avant Vimeo et Youtube, le premier vrai site focalisé sur l’hébergement de vidéos était très probablement ShareYourWorld.com, fondé en 1997 par Chase Norlin. Sans nul doute, c’est bien lui qui mis en place ce modèle, mais beaucoup trop tôt, puisqu’il fut contraint de fermer le site dès 2001 en raison des coûts liés à la bande passante. Il convient de noter que ShareYourWorld se bornait à proposer l’hébergement des vidéos, et non leur diffusion directe sur le site.

Le streaming video et le boom des premiers réseaux sociaux

Peu de gens aujourd’hui comprennent que ce sont finalement les réseaux sociaux qui ont popularisé l’usage du streaming de vidéos. En effet, les services p2p permettaient de partager des vidéos par le téléchargement, mais c’est vraiment avec l’apparition des premiers réseaux sociaux et avec l’amélioration de la bande passante et de la vitesse de connection, que les utilisateurs d’internet se sont rendu compte qu’ils pouvaient partager des vidéos réalisées par eux, directement sur ces nouvelles plateformes. L’ancêtre des réseaux sociaux modernes fut Friendster, lancé en Mars 2003 en Malaisie. Sur cette plateforme, il était alors possible de partager des messages, des photos mais aussi des vidéos. En Octobre 2004, deux coréens, Peter Kim et Samuel Lee, fondent Pandora TV. Ce sera la première plateforme à proposer un espace de stockage illimité à ses utilisateurs et à monétiser leurs vidéos grâce à la publicité.

Un mois plus tard, Jake Lodwick et Zach Klein crééent Vimeo. En février 2005, Steve Chen, Chad Hurley et Jawed Karim, trois anciens employés de PayPal créent Youtube. A l’origine, leur idée était de créer un site de rencontres par vidéo. Ils furent bien inspirés de rapidement délaisser ce modèle. Un mois plus tard à peine, en mars de cette même année, deux jeunes français ; Benjamin Bejbaum et Olivier Poitrey, créent DailyMotion. En octobre 2005, le site Revver ouvre, il sera le premier à imiter le modèle de Pandora TV et proposer de rétribuer les créateurs de contenu par la publicité. Quant à Facebook, qui concurrence aujourd’hui YouTube comme plateforme vidéo, il n’intégra la vidéo qu’en 2007.

Les années qui suivent sont prolifiques et un grand nombre de références de la vidéo en ligne se crééent. En 2006 sont créés RuTube, LiveLeak, Justin.TV (qui deviendra Twitch en 2011), ou encore Veoh en 2007. Ces années de l’Internet 2.0 sont donc celles de l’exploision du streaming. Très vite, les films et séries qu’il était jusque-là pénible et risqué de télécharger sur eMule ou Kazaa, devirent beaucoup plsu accessibles grâce à des plateformes à la limite de la légalité, comme la célèbre plateforme MegaVideo de Kimdotcom, lancé en Mars 2005. Il faudra encore quelques années pour que les régulateurs mettent le hola et que les grands groupes de l’industrie du divertissement se mettent à la page. Mais pour la plupart d’entre eux, il était déjà trop tard : en attendant l’arrivée d’un service VOD abouti, les millenials dévorent films et séries sur les multiples sites de streaming pirate, comme LibertyLand, FullStream, etc.

Très vite, malgré la concurrence, Youtube s’est imposé comme le média préféré de l’Internet. Le bon produit, au bon moment, sans doute, mais aussi la bonne technologie. S’affranchissant des modèles jusque là utilisés, les fondateurs de YouTube sont les premiers à créér une plateforme basée sur une technologie de transcodage de vidéos. Un lecteur flash, basé sur un format vidéo MPEG4 AVC avec un format audio AAC. Ceci permettait d’uploader tous types de formats vidéos. Les fichiers étaient ensuite transcodés et pouvaient être diffusés facilement sur le site ou partout ailleurs sur le Web.

Plusieurs jeunes gens comprennent vite que ces médias sont un moyen pour eux de devenir célèbres. Parmi les premières stars de Youtube de la fin des années 2000, on peut compter iJustine, qui fut aussi l’une des premières chaines sur Justin.tv, ou encore HappySlip et KevJumba. Le succès de YouTube s’explique en raison de son interface intuitive et aussi de son côté réseau social. On le voit : l’explosion des plates-formes vidéo au milieu des années 2000 coïncide avec l’explosion des réseaux sociaux.

Image result for lonelygirl15
Lonelygirl15, l’un des premiers phénomènes YouTube. Présentée comme le vlog d’une jeune adolescente, il fut plus tard révélé qu’il s’agissait en réalité d’une production de « réalité alternative ».

YouTube est devenu un standard absolu, surtout depuis qu’il a été incorporé dans la famille des produits Google. En effet, dès octobre 2006, moins de deux ans après le lancement du site, les trois inventeurs de YouTube vendent leur bébé pour 1,65 milliard de dollars à Google. En 2009, Youtube comptait déjà près de 350 millions d’utilisateurs par mois. Aujourd’hui, ils sont près de 2 milliards d’utilisateurs par mois. Les trois fondateurs de YouTube réalisèrent donc une formidable affaire qui les rendit extrêmement riches, mais il faut comprendre qu’ils n’avaient pas tellement le choix. Pour faire fonctionner leur site, ils devaient faire face à des couts structurels gigantesques en raison du succès de la plateforme et du nombre toujours croissant de vidéos uploadés et de visionnages. Les couts liés à la bande passante explosaient et seul un géant comme Google pouvait reprendre la main. Rien qu’en 2007, près de 10% de la bande passante de l’internet américain était consommée par Youtube. De plus, si YouTube a connu très rapidement le succès en hébergeant des vidéos virales extraites d’émissions populaires de la télévision américaine, la présence de ces vidéos sur leur site exposait les dirigeants aux menaces grandissantes des ayants droits.

Paradoxalement, tout en se pliant aux exigences des grands médias leur réclamant de supprimer les vidéos incriminées, ces premiers contentieux assurèrent à YouTube une très large publicité, qui ne fit que renforcer sa popularité. Mieux encore, certaines chaines de télévision américaines, comme NBC et CBS comprirent rapidement l’intérêt qu’ils avaient à collaborer avec Youtube et à publier eux-mêmes des extraits de leurs programmes sur la plateforme. Cette collaboration permet à YouTube de trouver un moyen de monétiser leur service, tout en garantissant la gratuité de son accès : la publicité. Et dès 2007, après le rachat par Google, Youtube annonce pour la première fois la mise en place d’un système de rémunération de ses utilisateurs les plus prolifiques. C’est la naissance du Youtubeur professionnel. Youtube sera une révolution dans le domaine du divertissement, permettant à des millions d’individus de diffuser massivement leurs créations. Les chaines YouTube remplacent peu à peu les chaines classiques de la télévision d’antan.

Résultat de recherche d'images pour "pewdiepie youtube"

Pour notre génération, YouTube a remplacé la télévision, ou plus exactement, il nous a détournés de l’aspect rigide des programmes télévisés, là où l’Internet nous offre la possibilité de chercher et choisir nos contenus vidéos à n’importe quel moment, à volonté. De plus, YouTube a développé un écosystème tout à fait nouveau via sa politique de monétisation. Avant Youtube, pour être « célèbre » en tant qu’artiste ou créateur de contenu, il fallait forcément passer par la télévision. Mais à partir de la fin des années 2000, Youtube a permis à des centaines de milliers de créateurs de devenir de véritables stars, suivies par des millions d’abonnés. Immédiatement, les grands médias, les artistes, les hommes politiques et les journalistes citoyens ont embrayé le pas.

YouTube demain

Mais alors que Youtube était pendant ses premières années un canal de diffusion extrêmement libre, il a dû logiquement établir des règles plus strictes. D’une part à cause des droits d’auteurs, mais aussi à cause du politiquement correct. Très vite, à partir du milieu des années 2010, la politique de monétisation écartait tout contenu jugé comme ne correspondant pas aux critères des annonceurs.

Dès lors, pour échapper à la censure ou pour trouver des modèles plus libres, mais toujours rémunérateurs, plusieurs plateformes ont été créées, comme PeerTube en 2015, BitChute en 2016, Bittubers ou DLive, cette dernière fonctionnant sur Blockchain. D’un autre côté, la génération Z a grandi avec Twitch, Snapchat et TikTok, des plateformes beaucoup plus axées sur l’interaction directe.

Pour le moment, Youtube apparait comme un standard intouchable. Le youtubeur est devenu une catégorie professionnelle reconnue et toutes les générations ont pris l’habitude d’utiliser le site, qui est le second site le plus visité au monde, pour s’informer, pour apprendre une technique via un tutoriel ou pour se divertir (les consommateurs de contenus sur YouTube restent majoritairement des enfants et des adolescents). Toutefois, est-ce que ce monopole se maintiendra dans la durée dans les prochaines années ?

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s