Sologenic : la révolution des actifs tokénisés sur le XRP Ledger

Introduction

Ceux qui me connaissaient avant que je ne me lance dans ce modeste site savent que j’ai toujours été un inconditionnel du XRP Ledger. Certains savent aussi que j’ai toujours été un farouche partisan de l’émancipation totale du XRP ledger vis-à-vis de la compagnie privée Ripple et que j’ai toujours acclamé tout projet sérieux pouvant aider à atteindre cet objectif. Ce que Coinfield est en train de faire avec Sologenic est tout à fait dans cette vibe. Mais plus encore que cela,  Sologenic est potentiellement en train de réaliser une grande révolution : connecter enfin le marché des actifs digitaux et celui des actifs « traditionnels », c’est-à-dire les actions, des ETF ou des commodités.

La tokénisation

Cela fait déjà plus de deux ou trois ans qu’on en entend parler ici et là dans la cryptosphère. Jusqu’ici, il y avait eu beaucoup de discours et très peu d’actes concrets. Il y avait surtout eu beaucoup de tokénisations inutiles et inintéressantes, beaucoup de vaporwave. Au final, les marchés « traditionnels » et le marché des cryptos demeuraient desespérément cloisonnés. D’une part, les cryptoexchanges n’ont jamais voulu tenter d’intégrer des actifs traditionnels sur leurs plateformes, même sous la forme de dérivés. D’autre part, les plates-formes de trading d’actifs boursiers restaient eux aussi sur leurs gardes, ce qui pouvait se comprendre pour des simples questions de législation. Certes, des plates-formes grand public comme eToro se lancèrent assez tôt dans la hype crypto, mais pour ne fournir au final que des…dérivés de cryptos, sans wallets, et donc sans clefs privées (un défaut qui a été depuis corrigé, la plateforme intégrant de vrais wallets). En 2018, les régulateurs du monde libre commencèrent à se relâcher et on vit apparaitre plusieurs précurseurs, comme la bourse de Stuttgart et son application Bison. Dans la cryptosphère, les plus optimistes se raccrochèrent pendant des mois aux promesses du Nasdaq et du fameux Bakkt. Sans cesse repoussée, la mise en place des contrats futures de Bakkt/ICE ne se réalisa qu’en Septembre 2019, dans une indifference assez générale et avec un volume d’échanges dérisoire. Il faut dire que la cryptosphère avait connu un joli bullrun pendant le premier semestre de l’année. Et finalement, on pouvait se demander si toute cette attente avait été justifiée, alors que des exchanges régulés comme Binance assumaient sans peine des milliards de dollars de volumes hebdomadaires, tout à fait accessibles aux gros investisseurs désireux de se lancer.

C’était oublier que les gros investisseurs en question, du moins les plus malins d’entre eux, n’avaient surement pas attendus le lancement de Bakkt pour investir dans le cryptospace. L’année 2018 avait été très bearish pour les cryptos en général et pendant des mois, les retails se rassuraient avec l’idée saugrenue de « l’arrivée en masse des institutionnels ». Pendant tout ce temps, tout le monde avait pris le problème à l’envers. Les institutionnels ont l’avantage des moyens : ils peuvent aussi facilement investir sur les places boursières que sur le marché des cryptos. En revanche, pour le petit investisseur retail et même pour le daytrader, l’inverse n’est pas aussi évident, en particulier dans certaines parties du monde. Ainsi, le Whitepaper de Sologenic note cette disparité et le problème que cela pose au niveau global :

Traditionnellement, les investisseurs considèrent les actions et les bons comme étant les instruments financiers les plus liquides et comme étant un type d’actifs par excellence pour construire un portfolio diversifié avec un profil optimal en termes de risques. Mais bien que ces classes d’actifs soient de substantiels véhicules servant à atteindre des opportunités économiques dans la société, ils sont souvent hors de portée pour les gens vivants dans des pays émergents, où les marchés de capitaux ne sont pas assez développés, pas assez régulés ou pas assez efficaces. Par exemple, si l’action Tesla Inc. (TSLA) n’est pas tradée sur des places de marchés telles que le Shanghai Stock Exchange (SSE) ou sur le Tokyo Stock Exchange (TSE), il devient alors presqu’impossible pour les gens vivant dans ces régions d’acquérir ces actifs.

Ce que peu de gens avaient compris, ce qu’il fallait rapprocher les marchés traditionnels et le marché des cryptos, non pas pour les institutionnels, mais pour les retails et les daytraders. Ces derniers étant largement et presqu’exclusivement investis dans les cryptos, il fallait donc trouver un moyen de construire un accès digital direct entre leur portefeuille en cryptos et les marchés boursiers traditionnels.

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Ce pont, cette idée géniale, c’est Sologenic qui est le premier à la réaliser avec son application et surtout grâce aux capacités uniques du XRP Ledger.

Sologenic, c’est quoi ?

Sologenic se définit comme un « écosystème sophistiqué permettant de faciliter l’investissement et le trading d’actifs tokénisés, tels que des actions et des ETF ». En clair, Sologenic propose tout simplement au cryptospace d’accéder à des dizaines de milliers de titres boursiers à partir d’une application et d’un cryptoexchange décentralisé, basé sur notre cher XRPL. Selon le résumé du Whitepaper, « l’écosystème Sologenic cherche à construire une plateforme moderne, rapide et sécurité permettant à des milliards d’individus de tokéniser des actifs non basés sur blockchain, tels que des actions ou des ETFs, sourcées à partir de 25 places boursières mondiales et de les trader contre des actifs digitaux via une plateforme ergonomique. Ceci permet de créer une passerelle dynamique entre les actifs digitaux et les actifs hors blockchain, en les couplant directement avec des actifs fiduciaires collatéraux à l’aide de brokers tiers ».

L’autonomisation de l’investissement boursier grâce à la blockchain

Comme nous le notions dans l’introduction, Sologenic se propose de débloquer l’un des potentiels les moins exploités de la blockchain dans le monde de la finance : tokéniser les classes d’actifs traditionnels pour en faire des actifs digitaux, échangeables contre nos cryptomonnaies classiques. Dans son Whitepaper, Sologenic expose brillamment l’état actuel de l’industrie.

Les systèmes d’investissement traditionnels empêchent indirectement des milliards de personnes de prendre part aux marchés de capitaux mondiaux, ralentissant la croissance économiques des pays émergents. Les structures financières du monde actuel sont très avancées, mais certaines régions sont extrêmement saturées, comme l’Amérique du Nord ou l’Europe occidentale. Pour illustrer la chose, la Securities Industry and Financial Markets Association (SIFMA) a estimé que les comptes américains représentaient 38% et 39% des marchés des equities et des bonds à l’échelle globale.

Mais le problème ne se pose pas seulement pour l’investisseur ouest-africain ou oriental, relativement isolé des outils d’investissements plus accessibles en Europe, en Amérique ou en extrême-Orient. L’investisseur américain ou européen, lui aussi, n’a que très difficilement accès à des places de marchés situées en Asie ou en Afrique.

Un investisseur au Canada doit passer par de nombreux brokers afin d’investir dans telle ou telle action en Chine ou au Japon. De plus, pour réaliser des investissements directs dans un marché étranger, l’investisseur doit avoir une accréditation ou investir un certain montant de capitaux pour avoir le droit d’avoir un accès direct à certains actifs. La nature régionaliste des marchés économiques empêche les petits investisseurs d’avoir accès à des actifs mondiaux.

Les européens qui ont vécu en Afrique comme moi comprennent parfaitement la nature de ce problème, mais aussi les fantastiques opportunités qui s’ouvriraient si une solution décentralisée était trouvée. Dans les pays émergents à travers le monde, il existe pourtant des places boursières, avec des actifs extrêmement intéressants. Néanmoins, « les institutions traditionnelles ne sont pas économiquement motivées à développer des services dans des pays ayant des bas niveaux de revenus. Par exemple, les grandes banques d’investissement ne sont pas intéressées pour proposer des services sur ces marchés sous-développés, puisque les populations, en général, peuvent difficilement assumer les frais mensuels pour la tenue d’un petit compte chèque ».

Or, pendant ce temps, en Amérique du Sud, en Afrique ou en Orient, des classes moyennes ont émergé, des nouveaux produits bancaires, en particulier des banques mobiles ou des banques en lignes, ont permis à des millions de gens d’obtenir des cartes bancaires et de gérer leurs finances de façon souveraine, depuis un smartphone. Ce qui manque encore à ces populations, c’est la possibilité d’avoir accès directement aux places de marchés mondiales, depuis leurs appareils.

Enfin, comme nous l’avons relevé dans l’introduction, Sologenic entend résoudre un problème qui persiste encore en 2020, de façon assez stupéfiante, à savoir le cloisonnement des marchés boursiers traditionnels et des plateformes d’échanges de cryptos :

L’une des principales raisons expliquant l’adoption lente des actifs digitaux parmi les investisseurs traditionnels est le manque d’infrastructures financières. Les systèmes de trading existant sont limités à des classes spécifiques d’actifs, tels que les actions et les ETFs. Ces plateformes de trading n’ont pas la technologie nécessaire pour faciliter le trading entre différentes classes d’actifs. Un trader ne peut échanger ses cryptomonnaies avec des instruments financiers traditionnels. De plus, le développement des infrastructures du monde des cryptos s’est focalisé sur des zones géographiques particulières, avec très peu d’accès globaux pour les investisseurs internationaux.

Tous ces problèmes peuvent être résolus grâce à la blockchain. Mais pas n’importe laquelle. Il n’en existe qu’une, à l’heure actuelle, capable de répondre nativement à ces différents challenges, en particulier celui de la tokénisation.

Qu’est-ce que la tokénisation ?

La tokénisation consiste à digitaliser des actifs traditionnels en les intégrant à une blockchain sous forme d’actifs digitaux dont la valeur est corrélée au cours des actifs réels.

En utilisant la tokénisation, il est possible de faire des investissements via des actifs alternatifs, ce qui inclut les actifs immobiliers, les œuvres d’arts, les paniers de cryptomonnaies ou des projets d’affaires. Dans un tel système, chaque token digital représente une part de propriété de l’actif corrélé et fournit donc un pouvoir de contrôle direct à l’utilisateur. En résumé, chaque détenteur de token a ainsi la liberté d’accéder et de trader des tokens digitaux sur des marchés mondiaux opérant 24/7 pendant toute l’année, via un exchange décentralisé.

Dans ce processus, l’utilisation de la blockchain et des smart contracts permet d’offrir transparence et sécurité, mais aussi de se passer des tierces parties qui jusque-là, s’occupaient d’acheter, de sécuriser et de vendre les actifs au public. Sologenic entend permettre aux investisseurs de tokéniser quasiment n’importe quel actif à la demande, et de les trader contre d’autres actifs numériques, de façon fluide et sécurisée.

En clair, les actifs tokénisés sont des stablecoins dont la valeur est corrélée à la valeur réelle des actifs correspondants. Ils peuvent être échangés sur la plateforme centralisée Coinfield ou sur le DEX du XRPL contre des XRP, ou contre des SOLO, via le DEX XRPL de Coinfield. Cela signifie donc que les détenteurs d’actifs tokénisés sont libres de revendre leurs actifs contre du XRP ou du SOLO sur le DEX, indépendamment du portail de brokerage.

Les tokens stabilisés conservent la valeur réelle des actifs grâce aux opportunités d’arbitrage des market makers et grâce au fait que le portail de Coinfield s’engage à toujours racheter au prix rééls du marché en dehors du réseau Blockchain. Le portail suit les règles des marchés externes pour s’assurer que les transactions se déroulent toujours sans dévaluation ni inflation. Lorsqu’une action est tokénisée ou détruite, le portail acceptera donc la transaction uniquement pendant les heures d’ouverture de la bourse spécifique.

Et pour fournir un tel service, quelle meilleure blockchain que le XRP Ledger, qui permet nativement l’ensemble de ces services ?

Pourquoi Sologenic a choisi le XRP Ledger ?

Pour ceux qui débarqueraient, le XRP Ledger est tout simplement la blockchain de la cryptomonnaie XRP. Le XRPL est un registre cryptographique décentralisé alimenté par un réseau de serveurs P2P. Sologenic déclare dans son Whitepaper : « Lorsque nous avons identifié les prérequis techniques pour le projet, il devint évident que le XRP Ledger était en réalisé la blockchain la plus évolutive, offrant les technologies et les outils nécessaires à l’écosystème Sologenic. Nous pensons que le XRP est conçu pour répondre aux exigences de cet écosystème pour les raisons suivantes » :

1/ Traitement des transactions résistant à la censure

Aucune partie ne décide quelles transactions XRP peuvent réussir ou échouer, et personne ne peut « annuler » une transaction une fois qu’elle est terminée. Tant que ceux qui choisissent de participer au réseau font consensus pour le faire fonctionner correctement, ils peuvent envoyer et recevoir du XRP en quelques secondes, et personne ne peut bloquer une transaction ou exclure un participant.

2/ Algorithme de consensus rapide et efficace

L’algorithme de consensus du XRP Ledger règle les transactions en 4 à 5 secondes, avec un débit de traitement et règlement de transaction pouvant atteindre 1 500 transactions par seconde, ce qui en fait l’une des blockchain les plus rapides existant à ce jour.

3/ Gouvernance logicielle responsable

Une équipe de développeurs de classe mondiale travaillant à plein temps chez Ripple maintient et continue d’améliorer le logiciel du XRP Ledger. Ripple agit comme un intendant pour cette technologie, un défenseur de ses intérêts et construit de son côté des relations constructives avec les gouvernements et les institutions financières du monde entier.

4/ Cryptographie sécurisée et adaptable

Le XRP Ledger s’appuie sur des systèmes de signatures numériques standards tels que l’algorithme ECDSA (le même schéma utilisé par la blockchain du Bitcoin) mais prend également en charge des algorithmes modernes et efficaces comme Ed25519. La nature extensible du logiciel du XRP Ledger permet d’ajouter et de désactiver des algorithmes à la pointe de la cryptographie.

5/ Fonctionnalités modernes pour smart contracts

Des fonctionnalités telles que l’escrow, les chèques et les canaux de paiement prennent en charge des technologies financières de pointe, notamment le protocole Interledger. Cette boîte à outils de fonctionnalités avancées est accompagnée de fonctionnalités de sécurité comme un processus d’amendement du réseau et de vérifications cloisonnées contre les contraintes invariantes.

6/ Un exchange décentralisé sur la blockchain

C’est la propriété native la plus spécifique au XRP Ledger, et ce qui rend cette blockchain absolument unique. Le XRP Ledger possède non seulement un système de comptabilité entièrement fonctionnel permettant de trader des obligations (IOUs) exprimées de la manière souhaitée par les utilisateurs, mais également un exchange intégré nativement au protocole lui-même. Le XRP Ledger peut gérer de longs canaux de paiement entre devises et échanges de devises multiples au sein de transactions atomiques, comblant les écarts de confiance grâce au XRP, le token natif du XRPL.

Evidemment, en plus des capacités uniques du XRPL, capacités qui correspondent exactement au cœur de marché de Sologenic, le fait que le XRPL soit malgré tout attaché à l’entreprise Ripple, est un argument de poids, en raison du réseau d’affaires impressionnant que Ripple a construit en quelques années, travaillant avec des centaines d’institutions financières de premier plan à travers le monde.

L’architecture de l’écosystème Sologenic

Sologenic ne ment pas lorsqu’il parle d’un écosystème sophistiqué. Cet écosystème se répartit entre cinq composantes principales : la plateforme de Coinfield, le portail de brokerage, le DEX natif du XRPL, le XRPL et la suite Open SDK.

Dans ce process, Coinfield joue essentiellement le rôle de médiateur législatif, en particulier en ce qui concerne l’inscription et la création des comptes des utilisateurs, afin d’assurer les classiques vérifications KYC/AML. Une fois ces vérifications approuvées, les utilisateurs peuvent alors faire des dépôts en FIAT ou en cryptos sur la plateforme. Une fois les fonds déposés, les utilisateurs peuvent enfin convertir leurs FIAT/Cryptos en SOLO coins. C’est un point important, car à l’heure actuelle, le SOLO sera la seule crypto à pouvoir être convertie en actifs tokénisés. Tout ce processus se déroule sur le portail centralisé de Coinfield. Ces solos sont ensuite convertis en fiat en temps réel afin d’être utilisés comme liquidités pour traiter avec les plateformes de brokerage d’actions ou d’ETF. On ignore pour l’instant le nom exact des brokers avec qui Coinfield travaillera, mais le whitepaper annonce néanmoins que ces partenariats permettront le sourcing de titres provenant de plus de 25 places boursières à travers le monde. Des applications tierces seront alors utilisées pour assurer le processus instantané de tokénisation sur le XRPL, dès l’ordre de trade.

Selon le whitepaper de Sologenic, l’utilisation exclusive du SOLO pour traiter avec les brokers a les avantages suivants :

Unifier le pool de liquidités utilisé pour les règlements, permettre les détenteurs de SOLO de participer au pool de liquidités et de toucher des bénéfices grâce au Liquidity Provider Reward Program, augmenter le volume de trade de SOLO sur différentes places de marché.

Pour assurer une transparence maximale concernant les preuves de solvabilté des différentes parties, et en particulier celles des brokers, Sologenic permet aux utilisateurs et au public en général d’avoir accès à un inventaire des actifs réels fourni par les applications tierces, ainsi qu’un inventaire exact des actifs tokénisés sur le XRPL. De plus, Sologenic projette de conduire régulièrement des audits afin de certifier l’authenticité des actifs et leur détention effective par les brokers.

Le portail de Coinfield se connecte au XRPL via les nodes que la plateforme a déjà mis en place. Chaque actif tokénisé détient donc une adresse XRP sur le XRPL, à la manière des IOUs que nous connaissons bien. Chaque actif tokénisé est donc relié au portail SOLO principal via une Trustline. A chaque callback réussi de la part de l’API tierce, le système publie une devise correspondante à partir du portail SOLO jusqu’à l’adresse XRP qui correspond à l’actif publié. Ainsi, toutes les transactions étant exécutées sur le XRPL, les frais de transactions typiques du XRP s’appliquent.

Une fois tokénisé, l’actif publié sur le XRPL est nommé avec un suffixe spécifique, sous forme de S inversé (ƨ). Ainsi, pour une action Tesla tokénisé, cela donne un ticker TSLAƨ, pour une devise tokénisée, comme l’euro ou le dollar, cela donnera EURƨ ou USDƨ. Pendant ce processus, le registre interne de la plateforme Coinfield se connecte à un node rippled afin de scanner les dernières transactions et de mettre à jour les balances des utilisateurs selon les mouvements et les échanges. L’utilisateur peut donc détenir ces actifs tokénisés sur Coinfield ou bien les retirer et les transférer sur un autre exchange ayant intégré la suite SDK de Sologenic, afin de permettre dépôts et retraits. Bien sûr, l’utilisateur peut également tout simplement retirer ces actifs pour les transférer sur le DEX natif du XRPL. Et c’est sans doute l’option la plus excitante de tout ce process.

Coinfield n’entend pas demeurer la seule plateforme à proposer ces services et a donc développé une stratégie d’intégration de Sologenic sur d’autres exchanges. L’intention de Coinfield est donc de mettre sur le marché une suite d’outils de développement de logiciels open source permettant d’intégrer le process de tokénisation via les adresses SOLO et XRP.

Futurs développements et implémentations

Jusqu’ici, le développement de Sologenic a été conduit d’une main de maitre. Il reste encore à Coinfield d’intégrer son produit phare, à savoir son DEX, développé à partir du DEX du XRPL. En clair, Coinfield développe une interface simple, intuitive et efficace afin que les utilisateurs puissent facilement s’y retrouver.

DEX

Ce DEX exclusif comprendra plusieurs propriétés natives :

Les utilisateurs détiendront les clefs privées de leurs portefeuilles, les rendant propriétaires et administrateurs de plein droit de leurs actifs. Contrairement aux plateformes centralisées qui hébergent les données des utilisateurs, le modèle du DEX permet de réduire drastiquement la vulnérabilité dues aux cyberattaques.

Le DEX sera la plateforme principale pour trader du SOLO et des actifs tokénisés.

La plateforme centralisée de Coinfield jouera un rôle majeur en tant que market maker et liquidity provider.

La mise en place du DEX est prévue pour le second trimestre 2020.

Crypto-Banking

L’un des aspects les plus intéressants de l’internet 3.0, selon nous, est l’apparition des modèles de cryptobanking, en particulier l’émergence de fournisseurs de services d’online banking comme Wirex ou Crypto.com, qui permettent la création de comptes en ligne, que les utilisateurs peuvent alimenter ou dépenser en FIAT ou en Crypto, par carte bancaire.

Coinfield compte donc se lancer sur ce segment de marché. Les détenteurs de SOLO seront donc éligibles pour obtenir gratuitement une carte bancaire, leur permettant de dépenser instantanément leurs cryptomonnaies partout dans le monde. Ces détenteurs de SOLO pourront bénéficier de divers avantages, tels que les classiques Cashback, les accès aux espaces lounge en aéroport, les réductions sur des offres en hôtellerie ou l’accès à des évènements privés. Les détenteurs de SOLO peuvent prétendre à quatre types de cartes, selon le montant de SOLO qu’ils détiennent en portefeuille. Il s’agit d’un modèle de stack reward déjà mis en place avec succès par Crypto.com :

La mise en place de ce service de cryptobanking est prévue pour la fin du premier trimestre 2020.

Roadmap

Spécifications économiques

Le SOLO est une crypto « préminée ». Son max supply est fixé à 400 millions d’unités.

Mécanisme de burn

Le SOLO a adopté un système déflationniste basé sur le burn des frais de transactions, à la manière du XRPL. Tous les frais de transactions générés par les transferts et les échanges décentralisés seront instantanément brulés en étant renvoyés à l’adresse de génération du portail, autrement dit le « blackhole ». Ce système déflationniste permet de réduire le nombre total de SOLO et de faire progressivement augmenter sa valeur de façon organique.

L’Initial Exchange Offering de Coinfield

L’IOE organisée par Coinfield se déroule en deux parties. La première session a consisté en une prévente privée qui a eu lieu du 9 au 17 décembre 2019. La seconde session, publique cette fois ci  aura lieu dans quelques jours, entre le 18 et le 25 février 2020. Le tableau ci-dessous vous permettra de découvrir les différents tiers et les prix auxquels vous pourrez acquérir des SOLO pendant cette session IEO publique :

Allocation et utilisation des fonds issus de l’IEO

Le whitepaper de Sologenic déclare que « les ventes et distributions de tokens sont dédiées aux investisseurs initiaux, aux ventes privées et à l’IEO. Les fonds récoltés pendant toutes les sessions seront prioritairement utilisés pour la R&D, le développement de produits, le marketing, les opérations juridiques, l’obtention des licences et les partenariats stratégiques. Les tokens non vendus seront versés au SOLO Liquidity & Operation Fund.

A propos du Liquidity Provider Reward Program

Comme mentionné plus haut, le LPRP est un programme spécifique à Sologenic, permettant de rétribuer les utilisateurs de l’écosystème pour leur participation en tant que liquidity providers, que ce soit via le Sologenic Liquidity Pool, via le DEX de Coinfield ou via la plateforme principale de Coinfield.

Ainsi, les détenteurs de SOLO peuvent choisir de participer au program LPRP et recevoir entre 8% et 20% de bénéfices en stackant leurs actifs SOLO et en les mettant à la disposition du pool de liquidité. Les lock-ups ont des durées variables, flexibles, mensuels ou annuels, correspondant donc à des niveaux de rétribution spécifiques. Ces rétributions sont financées par les frais de transactions générées sur la plateforme centralisée de CoinField. 

A savoir que le SOLO fonctionnera également comme devise native de la plateforme Coinfield, à la manière du BNB sur Binance. Ainsi, la détention de SOLO peut également servir à payer les frais de transactions lors d’opérations de trading sur la plateforme centralisée et donc d’obtenir des rabais conséquents sur les trades, en fonction du nombre de SOLO détenus.

L’équipe de Sologenic

Coinfield a été fondé en février 2018 par Babak Bob Ras, qui est actuellement le CEO, et par Reza Bashash, actuellement le CTO.

Initialement basé à Vancouver, Canada (les opérations ont été déménagées en Estonie à la fin de l’année 2019, comme l’a expliqué le CEO Bob Ras), Coinfield emploie actuellement plus d’ une cinquantaine de personnes et dessert près de 193 pays…sauf les Etats-Unis et le Canada, ce qui s’explique pour des questions d’incertitudes par rapport aux législateurs et ce qui est bien dommage, puisque jusqu’ici, Coinfield était devenu l’un des principaux exchange canadien. L’équipe dirigeante et technique de Coinfield n’est pas extrêmement large pour le moment, mais elle comprend des individus qualifiés et expérimentés, chacun dans leur domaine. Et surtout, on retrouve parmi les conseillers techniques notre cher Wietse Wind, ce qui pour nous est un grand gage de qualité et de sérieux incomparable.

Il resterait encore beaucoup à dire sur Sologenic, mais nos lecteurs anglophones trouveront davantage d’informations sur le site du projet et surtout dans le whitepaper. Nous avons cherché ici à résumer les principales propriétés et innovations de Sologenic. Mais il est maintenant temps de conclure.

Notre conclusion

Il va sans dire que nous sommes très enthousiasmés par Sologenic. Cet écosystème cherche à résoudre un problème, à créer des solutions et surtout, utilise la meilleure blockchain de tous les temps, le XRPL.

Néanmoins, malgré une idée formidable, un projet déjà très avancé, des étapes réalisées et un background réel et plus que solide, nous posons encore quelques réserves.

Coinfield a eu l’audace de se lancer complètement dans l’aventure de la tokénisation des actifs dits « traditionnels » et nous espérons pour eux qu’ils récolteront le succès qui leur sera dû. Il est effectivement étonnant que des plateformes historiques comme Kraken, ou qu’un mastodonte comme Binance ne semblent jamais avoir eu l’idée de proposer de tels services. En particulier Binance, qui, avec son énorme volume de trade quotidien, trouverait très clairement de très nombreux utilisateurs enthousiasmés à l’idée de pouvoir trader des titres tokénisés sur la plateforme.

Depuis sa création, Coinfield jouit d’une excellente réputation, d’une interface simple et efficace, et ses dirigeants ont fait grandir leur plateforme sans brûler les étapes.

Néanmoins, comme le remarquait le rapport de CoinIQ, le principal problème de Coinfield et de bien d’autres plateformes de « second plan », c’est leur manque de volume de trade. Ces plateformes sont très suffisantes pour les HODLERS, mais les gros volumes sont essentiellement le fait des traders réguliers, qu’ils soient de petits daytraders ou de gros marker makers. Pour autant, le volume mensuel de CoinField est loin d’être négligeable. Actuellement classé 92e cryptoexchange en termes de volume sur CoinMarketCap, CoinField gère un peu moins de 900 millions de dollars par mois et environ 26 millions de dollars quotidiennement.

Pour comparaison, des historiques come Kraken ou Bitstamp se classent 55e et 57e, avec respectivement 4,7 et 3,14 milliards de dollars de volume mensuels. Mais ce que Kraken et Bitstamp génèrent en 1 mois, Binance ou Okex le réalisent en une ou deux journées. Binance, c’est en effet environ 48 milliards de dollars de volume mensuels. Autant dire que CoinField a encore beaucoup à faire pour rejoindre le TOP20 des cryptoexchanges.

Toutefois, pourvu qu’un bon marketing soit appliqué, il est tout à fait possible que l’offre séduise à la fois le cryptospace et les traders habitués aux marchés dits traditionnels. Mais pour cela, il faudra nécessairement une augmentation considérable du volume d’échange sur CoinField. C’est tout le paradoxe de ces exchanges challengers. Pour gagner en volume, il faut plus de traders. Et pour avoir plus de traders, il faut avoir plus de volume. A notre avis, les dirigeants de Coinfield ont été très inspirés de prévoir une offre de cryptobanking. Nous pensons qu’il s’agira d’un incentive décisif : les précédents de Wirex, Coinbase, Crypto.com ou Crypterium dans une moindre mesure, ont prouvé qu’il existait une forte demande dans ce domaine. Ces services de cryptobanking avec carte bancaire plaisent beaucoup, car ils donnent un ressenti d’autonomie et d’indépendance financière très justifié aux utilisateurs, qui peuvent alors s’émanciper non seulement des modèles des banques traditionnelles, mais même du modèle des néobanques. De la même façon que l’écosystème Sologenic promet d’être un bridge entre les stocks markets et le crypto market, l’offre de carte bancaire de Coinfield sera un bridge nécessaire afin que les gens puissent directement être connectés entre leur compte bancaire en ligne et l’écosystème Sologenic.

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Source : Sologenic on Facebook

Clairement, la cible principale de Coinfield restera majoritairement le public déjà familiarisé avec les cryptomonnaies. Le succès de Sologenic reposera donc majoritairement sur le degré d’adoption de l’écosystème dans le cryptospace. Si cette adoption est acquise, elle risque alors fortement d’interpeller les médias financiers et le monde de la finance institutionnelle par ailleurs. En cas de réussite, Coinfield pourrait aller considérablement grossir en terme de volume d’affaires, en captant un large public d’investisseurs et de traders déjà impliqués dans le monde des cryptomonnaies, mais qui souhaiteraient pouvoir facilement investir dans les stocks, les ETF et les commodités sans changer de plateforme.

Il restera donc à faire en sorte de rendre le processus de tokénisation le plus simple et intuitif pour les utilisateurs et de marketer cet outil de manière tout aussi fluide et simple, afin de ne pas se trouver avec un produit en or dans les mains, sans être capable de le diffuser, à cause d’une présentation trop floue.

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Pour l’instant, l’application SOLO est basiquement une très belle interface du XRPL. D’ici peu, Coinfield mettra en place les fonctions tant attendues, celles qui permettront aux utilisateurs de tokéniser des actifs non digitaux.

Quoiqu’il en soit, nous sommes à 100% derrière Sologenic. Il s’agit clairement de l’un des projets les plus ambitieux jamais créé sur le XRPLedger et il faut espérer que le succès de Sologenic et de Xumm permettront de donner des idées à d’autres entrepreneurs et d’autres développeurs. Tout ce qui distancie le XRPL de l’entreprise « Ripple » est une excellente chose. Pour finir, Sologenic permettra d’ici quelques temps d’offrir enfin une interface quasiment complète pour exploiter toutes les capacités du XRPL.

Le site de Coinfield

Le site de Sologenic

Le White Paper

Participer à l’IEO

Télécharger l’application SOLO sur Google Store/ Apple Store

Télécharger d’application SOLO pour Windows / Mac

2 réflexions au sujet de « Sologenic : la révolution des actifs tokénisés sur le XRP Ledger »

  1. Excellent article. Merci de l’enthousiasme que vous transmettez.
    Deux petites corrections mineures si vous permettez.
    eToro dispose bien de wallets permettant le retrait des cryptos.
    Bison a été lancé par la bourse de Stuttgart et non celle de Francfort.
    Bonne continuation.

    Aimé par 1 personne

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